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    1 Le train fantôme aux origines
le Dim 17 Fév 2008 - 22:07

Geisterschloss forever


Comme vous avez pu le constater sur mon profil, le train fantôme d’Europa park occupe une place très importante à la fois dans mon cœur et dans mon esprit.

Dans mon cœur, parce que pour une raison que je ne m'explique pas, cette attraction a marqué à vie le petit garçon que j'étais lorsque je l'ai découverte, tant par la beauté de ses décors que pour l'ambiance inimitable qui s'en dégageait.

Dans mon esprit enfin car le petit garçon a depuis lors bien grandi et le train fantôme bien évolué, pour ne présenter aujourd’hui qu’une version éloignée de l’originale. Pourtant, cette fascination est toujours restée intacte, de sorte que, année après année, je me suis amusé à prêter attention aux divers changements effectués. Aujourd'hui, pour les plus jeunes qui ne l’ont pas connu ainsi, mais aussi pour raviver les souvenirs des plus anciens d'entre vous, je tiens à vous exposer ce à quoi ressemblait le train fantôme avant sa transformation en 1995. Étant né en 1983, ma première intrusion dans cet univers date de 1987. Jusqu'en 1995, l'attraction n'a subi que de légers changements. La période suivant cette date sera également développée ci-après. Je joins à tout ceci certains liens internet vers des vidéos de l’attraction qui vous confirmeront en partie mes propos.

Je me doute que le sujet n'intéressera pas tout le monde, mais je crois qu'il était important de vous faire part de la splendeur passée du train fantôme, dont certains parmi vous pourront j'en suis sûr attester. Si bon nombre d'entre vous déplorent la qualité actuelle de l'attraction, vous porterez désormais sur elle un regard nouveau.

1987-1995 :
Ahhhhh.. Les années 80 ! Michael Jackson passe en boucle à la radio, les ourlets des jeans sont cousus à l'extérieur, Mitterrand est au pouvoir, Euromaus porte d'énormes chaussures rayées et arbore un regard endormi, le mur de Berlin est toujours debout et le parking d’Europa Park est GRATUIT !!!

En entrant dans le quartier italien, on respire déjà à pleins poumons cette inimitable odeur de pop-corn qui donne faim dès 9h du matin ! L’odeur sera relayée quelques heures plus tard par celle des pizzas. Puis, en s'approchant de la place, on ne peut éviter une immense file d'attente qui se presse pour rentrer dans cette attraction construite cinq ans plus tôt : le « Spukschloss » (château hanté) ! Hé oui, l'appellation « geisterschloss » (château fantôme) ne viendra que quelques années plus tard. Il faut bien avouer qu'il en jette le « Castello Leone ». D'ailleurs, la longueur de la file d'attente permet de l'observer sous toutes ses coutures. À l'entrée, pas de statue de courtisane squelettique tenant un masque et encore moins de moine cracheur. À cette époque, le train fantôme fait état d'une sobriété qui transparaît sur toute l'attraction. Avant même de parvenir dans le hall, la musique se fait déjà entendre. Composée de cœurs et d’orgues, elle dégage une ambiance qui mêle autant l'effroi que l'attirance, un peu comme un chant des sirènes. Il existait antérieurement une autre musique, superbe et très contrastée avec le côté lugubre de l'attraction, dont la seule preuve d'existence est livrée par cet enregistrement (exclusivement audio) que je vous indique en lien :

(Vidéo 1) http://fr.youtube.com/watch?v=Cm-G2njKh-g&feature=related

À côté de la porte d'entrée, un grand tableau est accroché, représentant un noble avec perruque poudrée, catogan et chemise à jabot. Le dessin est magnifique et l'on pourrait jurer qu'il témoigne du sérieux de l'attraction. Or, en regardant son épaule de plus près, on aperçoit un petit rat qui dévore petit à petit son costume.

De nombreux éléments de l'attraction seront basés sur cette très subtile opposition : d'un côté, le tragique, le sérieux et l'effroi, et de l'autre une touche d'humour assez fine pour faire plisser l'œil de ceux qui s'en apercevront. Du reste, la qualité de ces tableaux est incontestable, tant dans le hall d'entrée qu’après « l’ascenseur » (comme on appelait à l'époque la stretch room).

Puis, une immense forme rouge nous force à lever les yeux. Une grande chauve-souris rouge, dont la tête squelettique repose sur une immense colonne vertébrale se penche et se relève en direction de la file d'attente. Les mots manquent pour décrire la sensation que sa présence, alliée à l'écho de la musique, pouvait procurer. Aussi, voici une vidéo qui vous la montrera en mouvement, le tout avec la musique d’époque :

(Vidéo 2) http://fr.youtube.com/watch?v=Vad77fFexCo&feature=related

En 1993, l’automate sera éclairé en bleu pour l’intégrer davantage dans le décor. Pour l'heure, elle est rouge et déploie ses immenses ailes au-dessus de la file d'attente. Juste en face, à hauteur du public, une petite cabine permet de voir un siège rouge sur lequel apparaît toutes les trois secondes le visage d'un démon : il s'agit d'un des premiers hologrammes de l'attraction et il produit son petit effet. Le couloir se poursuit jusqu'à la stretch room, les tableaux nous tenant compagnie jusque-là. Puis l'on se presse à l’intérieur de la salle qui sera comble à chaque passage.

Sans aller jusqu’à dire que l’on y voit clair, la salle n’est pas plongée dans le noir. Les chandeliers au mur sont allumés et le resteront, et le lustre l’est tout autant. Les toiles d'araignée sont extrêmement sobres : en effet, elles ne couvrent pas tout le lustre mais pendent de façon très réaliste. Les tableaux accrochés (qui sont encore là aujourd’hui !) forcent le respect et le papier peint est purement infect, comme dans une vieille demeure abandonnée. Mais abandonnés, nous ne le restons pas longtemps puisqu’une fois les portes fermées, le lustre s’éteint et une voix retentit. Voici le texte d’époque et sa traduction :

“Hallo...freunde! Schön, dass ich wieder ein paar opfer gefunden habe! Nämlich euch!! Wir fahren jetzt nach unten...in eine andere welt!! In die Welt der Schrecken, und katastrophen!! Und von jetzt ab,gibt es kein zurück mehr!!! Ah ah ah ah ah ah!!! »

« Soyez les bienvenus! C'est parfait, j'ai trouvé de nouvelles victimes! C'est à dire VOUS! Nous voyageons à présent vers les limbes…dans un autre monde. Dans le monde de la peur et du cataclysme! Et à partir de cet instant…il n'y a plus aucune échappatoire!! Ah ah ah ah ah!!! »

Cette voix est magnifique, claire, forte et ponctuée de notes graves de piano. Puis le plafond se soulève, ainsi que les tableaux. Ces derniers laissent alors apparaître le bas du corps grotesque des personnages représentés (les jambes maigres et arquées du soldat, les énormes de la jeune femme etc..). Encore une fois, la façade sérieuse de l’ensemble a laissé place à un humour complètement décalé. Puis l’orage éclate, les éclairs illuminent le plafond…mais aucun pendu ne tombe. Et pour cause, il est ailleurs pour le moment. J’y reviendrai. Enfin, les portes s’ouvrent. Concernant cette partie, je vous renvoie au premier lien. Ecoutez bien, ca vaut le déplacement :

http://fr.youtube.com/watch?v=Cm-G2njKh-g&feature=related

La pièce suivante est très dépouillée comparée à aujourd’hui. Seuls les tableaux et une armure dans le coin droit (sans squelette dedans) nous tiennent compagnie pour le reste de l’escalier qui mène aux wagons. Le lustre est soutenu par un cercle de squelettes, chacun d’eux tenant un cierge en main. On s’installe dans les wagons et le voyage commence enfin ;

Il faut toutefois préciser, avant d’embarquer, un point très important quand à l’esthétique générale du Spukschloss et par voie de conséquence, sur l’ambiance de l’attraction à cette époque. Le train fantôme est situé dans le quartier italien ; il en résulte que tous les automates à cette époque ont été habillés conformément au code vestimentaire de l'Italie de la Renaissance (perruques poudrées, longs manteaux de soie, licorne travestie en arlequin dans le pure style de la comedia dell’arte…).C’est d’ailleurs pour cette raison que l’attraction était également appelée le « Palazzo Médicis ». Ainsi, chaque scène donnait l'impression de contempler une cour italienne maudite, dont chaque protagoniste ignore qu'il se désincarne : les courtisans festoient à un banquet alors que la nourriture pourrit, dansent à l'infini, mais les tortures pratiquées dans les cachots du château apportent en permanence de nouveaux arrivants. Voilà le fil conducteur qu'il faut garder à l'esprit pendant le parcours. C'est cet élément très important qui conférait son originalité au Spukschloss par rapport aux autres trains fantôme. Mais voyons plutôt ce qu'il en est scène par scène et toujours en 1987 je le rappelle.

Pour visualiser un peu mieux et surtout pour la bande son, voici un diaporama photo.

(Vidéo 3) http://fr.youtube.com/watch?v=u_BjT6Pqw-c&feature=related



Dernière édition par Geisterschloss forever le Lun 30 Juin 2008 - 9:11, édité 1 fois

    2 Le train fantôme aux origines (2)
le Dim 17 Fév 2008 - 22:08

Geisterschloss forever


Scène 1 :

Le premier personnage est le fameux gardien du château qui aujourd’hui traque les intrus à l’aide de son chien. Il est ici seul et vêtu d’une chemise nouée jusqu’au col et d'une tunique mauve représentant les armoiries du château. Il tient dans sa main un chandelier et son visage horriblement défiguré se tord d’un rire à pleins poumons devant les intrus qu’il vient de trouver… C'est-à-dire vous !!

Scène 2 :

Viennent ensuite les squelettes joueurs d'échecs. Leurs yeux ne brillent pas, contrairement à aujourd'hui : il faut préciser que la scène est alors plus claire et qu'on les distingue sans aucune peine. Le jeu d'échecs vaut le détour : les pièces sont des os humains. Une petite musique se fait également entendre.

Scène 3 :

La scène suivante est celle du banquet : l'ensemble est bien éclairé de manière à apercevoir le souci du détail sur les costumes. Sur la gauche, un hologramme rouge montre un homme en perruque alterner entre son vrai visage et son squelette. En haut, une rangée de fantômes regarde la scène.

Scène 4-5 :

Voilà assurément un endroit que je n'oublierai jamais mais dont peu se souviennent encore. L'enchaînement qui va être fait entre cette scène et la suivante n'aurait jamais dû être modifié.

En effet, à cet endroit du parcours (là où aujourd'hui une femme hurle et tombe suivie par un crâne), se tiennent en 1987 trois soldats en costumes d'époque (avec casques, culottes bouffantes, bref de vraies gardes suisses). A leurs pieds se trouve une valise. Pourquoi donc ? Et bien aussi surprenant que cela puisse vous paraître, il s’agit de trois auto-stoppeurs, d’où la présence de la valise, totalement anachronique par rapport aux personnages. En réalité, ces trois soldats sont le pendant italien des trois auto-stoppeurs de la « haunted mansion » de Disneyland Californie, inaugurée en 1969. Le décalage est énorme et témoigne d’une grande autodérision.

Mais le plus important est la réplique de ces trois soldats, beaucoup plus effrayante que la scène en question. En effet, lorsque l’on passe devant eux, les soldats vous lancent : « Nimm uns mit ! » (Emmenez-nous avec vous !).
A cet instant, le wagon pivote et l’on se retrouve face aux miroirs. On constate alors avec horreur que les spectres qui nous accompagnent sont les cadavres des soldats que l’on vient d’apercevoir ! Et c’est là que se fait entendre la fin de la réplique : « Wir fahren jetzt mit ! » (Maintenant, nous voyageons avec vous !)

Ces soldats, encore en vie lorsqu’ils voulaient s’échapper, ont donc trouvé la mort entretemps, ce qui explique que leur esprit peuvent vous accompagner pendant le reste du parcours !

Cet enchainement était donc particulièrement bien senti, et je n’aurai pour le moment aucun commentaire sur ce qui l’a remplacé.

Enfin, le panneau de sortie de secours est, comme aujourd’hui, fixé à cet endroit. Je le précise car j’ai toujours beaucoup ri en pensant que ces personnages demandaient à s’échapper alors que la sortie était indiquée juste derrière eux !


Scène 6 :

Après avoir passé les miroirs qui représentent donc tous des soldats, un squelette se tient dans l’embrasure d’une fenêtre entourée de lierre. Il porte alors une robe de bure brune, comme un moine, et ne se lève pas encore. Il se contente de tourner la tête à droite et à gauche et de lever sa main de haut en bas.




Scène 7 :

La voilà la véritable scène culte du train fantôme ! La scène du bal ! La musique est ici si belle que de nombreuses déclinaisons en ont été faites (nouvelle musique du hall d’entrée, remixes divers, chantée par la fille à la fenêtre…). La toute première version de cette musique était encore différente : bien que le thème fut le même, le rythme était un peu plus lent et le son plus proche de celui d’un clavecin. Pour preuve, cette vidéo :

(Vidéo 4) http://fr.youtube.com/watch?v=Y0N6jbfLwpE&feature=related

Le squelette pianiste a à cette époque une classe monumentale : drapé d’un long manteau noir et or, il porte une perruque blanche et ne fixe que les touches, le tout dans une lumière verte.
Quand aux danseurs, ils sont alors plus sobres qu’aujourd’hui dans leur tenue, sauf cette fameuse licorne qui traverse les âges avec le même aspect.
Au plafond, le lustre ne tient que grâce au bras d’un homme qui d’ailleurs le fait dangereusement bouger.
Enfin, deux personnages se font face sur les côtés de la piste de danse : d’un côté, un bourreau chauve tenant une énorme hache se tient immobile dans une lumière rouge. De l’autre, dans une lumière verte, un homme enchainé regarde les couples danser.
A noter que les cages qui contiennent des membres humains n’existaient alors pas.

C’est à mes yeux la scène qui traduit le mieux le contexte historique de l’attraction, l’Italie de la Renaissance, avec son architecture, ses codes vestimentaires et l’allure de ses divertissements

Scène 8 :

On s’éloigne à présent du charisme de la noblesse pour constater que les geôles et les salles de torture du château des Médicis ne chôment pas.

En effet, le ton est rapidement donné :
A la place qu’occupe aujourd’hui l’homme électrocuté, se tient à l’époque un superbe hologramme représentant le diable. Il apparaît et disparaît dans une lumière rouge en prononçant ces mots : « Dies ist mein Reich, und hier werdet ihr enden !! » (Ceci est mon empire, et c’est ici que vous finirez !).
Lorsqu’il disparaît, un bruit très particulier se fait entendre, comme une grande expiration. Jugez plutôt:
(vidéo 5) http://fr.youtube.com/watch?v=bbfvJOcFJbE

A côté de l’ami Belzébuth, on trouve une petite salle de torture dans laquelle un homme, ligoté sur une table, se tord de douleur dans un silence complet. Son torse se soulève sous le choc de façon relativement crédible.
A ses côtés, un valet tient un membre humain, de la même façon qu’aujourd’hui.
Une énorme tête barbue se tourne de gauche à droite dans notre direction.
Sur la gauche, dans une sorte de castelet, un homme défiguré brandit une tête coupée en direction des passagers. Cet automate se trouve d’ailleurs à présent dans le couloir qui mène à la stretch room, sur la droite.

Scène 9 :

On découvre ensuite des forgerons qui s’affairent devant ce spectacle atroce. Curieusement, il s’agit d’êtres humains encore en vie, peut être forcés de travailler pour toujours pour les maîtres de ce château. Ils constituent d’ailleurs l’une des rares traces de vie du parcours et contrastent beaucoup, de par le calme de leur visage, avec les autres occupants.

Dans le fond de la pièce, une énorme araignée rouge portant une tête de mort sur son dos, masque une poignée de squelettes occupés à faire tourner un mécanisme. L’un d’eux est tombé à terre et l’araignée joue déjà avec dans sa toile. A côté, un squelette tente de s’échapper du cachot où il est enfermé.

    3 Le train fantôme aux origines (3)
le Dim 17 Fév 2008 - 22:09

Geisterschloss forever


Scène 10 :

Cette scène comporte une grande quantité de squelettes, disposés de façon un peu anarchique. Juste après le cachot, un squelette est enchainé à un pilier, deux autres se tiennent devant une fenêtre donnant sur la cour.
Les malles qui s’ouvrent seules étaient déjà présentes.
Plus loin, sur une banquette, deux squelettes s’échangent des regards complices, et il semblerait que rien n’empêche les esprits de flirter dans l’au-delà. Quant à la posture des personnages, je la trouve extraordinaire : le squelette de gauche ne sait plus où se mettre tant ce que lui dit l’autre l’intimide. Mais comme un squelette ne rougit pas…

Scène 11 :

A cet endroit se tiennent les fantômes musiciens qui finiront dans la descente vers la sortie en 1995. Leur musique est alors la même, une pure cacophonie (remarquez, je voudrais bien vous y voir, vous, jouer de la flûte sans tête !).
Dans le fond de la pièce, on retrouve l’armoire qui finira juste après la salle de bal. A l’époque, la main qui en sort tient un couteau.
Enfin, sur le côté, une femme revient d’entre les morts en se relevant sur sa tombe. Elle est éclairée par de la lumière noire qui rend très visibles ses vêtements et ses cheveux. Sa façon de se relever est si brusque que l’ensemble est assez effrayant.



Scène 12 :


Et on pivote ! Difficile de faire plus sobre pour cette scène. On est alors loin de s’imaginer qu’elle sera plus tard le théâtre d’un superbe foutoir. Pour l’heure en effet, un cercueil s’entrouvre pour laisser sortir le défunt qui revient à la vie. Sur son cercueil sont posés un chandelier et un corbeau levant les ailes. Le décor représente une chambre en désordre.
Sur la droite, la femme du défunt se redresse vivement sur son lit, effrayée. Elle vient d’entendre un bruit de la pièce où son mari a été veillé…et nous seuls connaissons son origine !
Vous constaterez donc que ces éléments sont encore présents aujourd’hui mais complètement noyés parmi une foule d’automates et de mannequins divers.
Entre ces deux éléments, une grosse cloche gravée, couverte de toiles d’araignées sonne au-dessus d’un puits dans le fracas de l’orage. Au début des années 90, un pendu y sera attaché et c’est son corps qui marquera alors les douze coups de minuit. Pour information, c’est ce pendu que l’on retrouvera en 1995 dans la stretch room.




Scène 13 :

Les portes sont enfoncées de l’autre côté par une force inconnue. Seule une main décharnée dépassant de l’une d’entre elles laisse supposer que ce qui va nous tomber dessus ne ressemble que de très loin a un être humain. Sur la droite, rien ne se trouve à l’endroit où se tiennent aujourd’hui les musiciens, si ce n’est quelques torches. En levant les yeux au plafond, on aperçoit un monstre tendant les bras pour nous sauter dessus. Son tronc rentre et sort d’une boîte noire pour donner cette illusion de plongeon.





Scène 14 :

Et pour finir, pas de salle de torture, de grille tombante ou de bourreau. A cet endroit se tient un ogre gigantesque, horrible et portant une grande perruque, un long manteau et un pantalon rayé. Sur son épaule est perché un corbeau. L’ogre tient dans sa main non pas un simple os, mais toute la colonne vertébrale ainsi que le crâne d’un squelette. Pour vous donner une idée de sa taille, il se tient légèrement vouté pour vous regarder droit dans les yeux, en se tournant de gauche à droite pour voir les passagers partir et arriver. Il est éclairé par une lumière à dominante rouge et pousse un rire puissant à votre passage.
Pour l’anecdote, ce rire a été conservé : c’est aujourd’hui celui de la tête qui sort du plafond à la sortie de l’attraction !


Et c’est ainsi que se termine notre voyage. Il faut encore descendre et sortir. Le couloir qui mène à la sortie est vide et il faut pousser un tourniquet pour se retrouver dehors, devant la statue de Neptune (et pas Poséidon car nous sommes en Italie je vous le rappelle).
Aucun passage dans la boutique n’est alors prévu, cette boutique vendant à l’époque…des peluches !!

    4 Le train fantôme aux origines (4)
le Dim 17 Fév 2008 - 22:10

Geisterschloss forever


1995 : Triste anniversaire pour les fantômes :


En 1995, le parc fête ses 20 ans. Pour l’occasion, un grand coup de balai est donné sur de nombreux éléments. Par exemple, Euromaus adopte un look beaucoup plus jeune. C’est ainsi que nous la connaissons aujourd’hui.
Du côté du Geisterschloss, la métamorphose est totale : La musique d’entrée est modifiée, la chauve souris n’est plus là, la voix de la stretch room a changé et est à présent inaudible. Sur ce dernier point, le texte est beaucoup plus expéditif et d’une terrible banalité :

« Herzlich wilkommen in unserem schloss! Wie schön, dass ihr zu uns gefunden habt...
ihr werdet euren spass haben-und für immer bei uns bleiben! Und nun geht es abwärts!Ahahahahah



"Cordiale bienvenue dans notre château! Que c'est bien que vous nous ayez trouvé...vous vous amuserez et vous resterez à tout jamais parmi nous! Et voici qu'à présent nous descendons... ah ah ah ah!!"

Quand au reste de l’attraction, je ne reviendrai pas sur son détail. Elle est à peu de chose près identique à la version actuelle (si l’on excepte les têtes chantantes, la femme enlevée au plafond et d’autres obscurs détails).
Cependant, ce qui faisait l’originalité et le charme de l’attraction a volé en éclats cette année là. Deux points pour résumer la situation :

-Premièrement, aucune cohérence n’existe sur le parcours. Autant l’ancienne version jouait à fond la carte du contexte historique, des allusions discrètes et du spectacle en finesse, autant l’ensemble jongle entre les époques, passant des restes de la Renaissance au 19ème siècle, du chandelier à l’électricité etc…

-Enfin, l’attraction est étonnamment confuse : outre que l’éclairage soit extrêmement faible, les automates semblent davantage « entreposés » que « disposés ». Ainsi, il est aujourd’hui extrêmement difficile de poser son regard sur chaque scène. Le foisonnement des détails et des personnages empêche de se concentrer sur ce qui constitue l’intérêt de la séquence.

Il faut rajouter également qu’il y a quelques années, les tableaux ont été remplacés (sauf dans la stretch room heureusement). Les nouveaux sont indignes de leurs prédécesseurs tant ils semblent avoir été exécutés en urgence : les visages ne sont pas détaillés et les couleurs sont trop criardes, de sorte qu’on les imaginerait mieux dans un train fantôme de fête foraine.

Vous comprenez maintenant pourquoi je reste nostalgique de l’ancienne version du train fantôme, qui, bien que moins effrayante, avait au moins le mérite de proposer une réelle originalité et un immense charisme. Je me doute bien qu’au bout de plusieurs centaines de « Maman ! J’ai pas eu peur » ou « C’est naze ce truc … », il apparaissait nécessaire de proposer une approche plus sombre de l’attraction, au détriment de l’esprit général de celle-ci. Evidemment, une femme qui vous tombe dessus en poussant un cri épouvantable procure davantage de sensations que trois auto-stoppeurs, mais quelle facilité !

Je n’apprécie pas de critiquer sans proposer de solution, bien que le sort de cette attraction ne m’appartienne évidemment pas. Toutefois, je pense qu’il serait souhaitable de redonner au Geisterschloss son inspiration italienne de toujours et de centrer de nouvelles scènes autour de thèmes adaptés, comme par exemple le carnaval de Venise (qui permettrait des jeux de masques superbes et inquiétants) et la réintroduction des costumes d’époques qui conférait une allure extraordinaire à chaque personnage.

J’espère avoir réussi à vous plonger dans cet univers aujourd’hui disparu, et à vous avoir fait saisir toute l’originalité et l’ambiance du train fantôme à ses origines.
Et vous comprenez aussi maintenant pourquoi, malgré ses nombreux défauts… je lui voue un éternel respect.

    5 Re: Le train fantôme aux origines
le Dim 17 Fév 2008 - 23:50

Freddo


Merci, merci et merci !

C'est génial ce que tu viens de nous raconter là ! J'en ai pas perdu une miette !

J'aurais jamais cru qu'il y avait une telle storyline avant dans ce chateau ! C'est vraiment d'une tristesse d'avoir perdu tout ça !

    6 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 7:30

Nono


Bravo et merci beaucoup pour ce récit. On s'y plonge et on en ressort qu'à la fin !

Effectivement, dommage que la storyline ait été supprimé après réhab...


_______________________________________________

    7 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 10:55

nastico


oh oui, vraiment dommage! yavait tellement de potentiel! merci bcp en tout cas

    8 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 11:02

world-coaster


Ca a vraiment changer !

    9 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 11:05

Kassandra


félicitations c'est génial de nous avoir raconter tout ça.

finalement le palazzo dei Medicis était bien mieux à l'époque.

Je regarderais mieux Catherine de Médicis et Marie de Médicis maintenant ^^

    10 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 11:47

Nico21


Je n'ai malheureusement pas connu le geisterschloss dans les années 80 ( je date de 1990^^) mais ça avait l'air vrament mieux qu'aujourd'hui! C'est vrai que maintenant les scènes n'ont plus de lien entre elles. Je suis allé à Disneyland le 10 février et je pense qu'on paut vraiment avoir honte avec notre chateau hanté tous poussiéreux. C'est dommage...

    11 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 13:06

Invité


Geisterschloss forever génial ton explication !!!

    12 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 13:48

Syl le Gandaharien


J'en frisonne de plaisir tellement j'ai accroché à ce que tu nous a raconté, merci beaucoup. Je ne me souvenais que vaguement que l'attraction était si bien et ton texte me l'a vraiment rappellé. C'est vraiment dommage qu'ils aient tout modifié, en plus en enlevant ce qui faisait la storyline de cette attraction. J'espère qu'il s'en rendront compte un jour et qu'ils lui rendront son lustre d'antan (on peut toujours rêver). Merci encore pour ce topic.


_______________________________________________

    13 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 14:40

Athena


Un grand merci pour ce résumé. J'ai un peu connu ce ride, mais j'étais bien jeune la fois où on a voulu m'y emmener (je suis née en 87). Et pour tout dire, je n'ai jamais passé la salle de la chauve souris, j'étais terrifiée je la trouvais immense et bizarrement, j'ai le souvenir d'une salle sentant la mort. Bref, j'ai fait demi-tour et à ton récit, je regrette aujourd'hui de ne pas être allée plus loin. Comme quoi, l'entrée faisait déjà son effet. Même mon père en sortant trouvait l'attraction plutôt impressionnante, disant qu'on était très bien immergé et qu'il était facile de ne pas y être tranquille.

Par contre je ne pensais pas non plus que s'y déroulait une histoire aussi précise, c'est terrible d'en avoir fait un tel grenier comparé à ce que ça devait être au départ. Certes aujourd'hui il serait peut être un peu vieillot, mais peut être plus intéressant que ce fatras de mannequins.

Encorer un grand merci pour cette plongée dans le passé, ce fut très i,structif.

    14 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 14:57

Athena


Et bizarrement, après visionnage des quelques photos et vidéos d'archives que tu nous montres, je trouve que la copie de PM à Disney se fait surtout r essentir APRES 95, et qu'avant, le ride est plus original et moins en rapport. Mais ce n'est qun avis personnel.

    15 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 15:13

Athena


Tiens d'ailleurs (dsl c'est le 3ème post, je sais), quelqu'un peut il me confirmer, tant qu'on est dans la nostalgie, que la musique actuelle du vol d'Icare est bien l'ancienne musique de Ciao Bambini?

    16 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 16:29

superordi


Superbe ce résumé ! Merchi beaucoup !!!!

    17 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 17:12

Alexi57


super résumé bravo a toi super ré et merci pour les video

    18 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 18 Fév 2008 - 17:49

Christelle


Je suis née en 83 et au début,j' allais pas toutes les années à EP et le Geisterschloss,je l' ai fait en 2001.Je fais pas le château hanté à EP autrement mais un très joli récit.

    19 Re: Le train fantôme aux origines
le Mar 19 Fév 2008 - 15:41

Warrik


Merci beaucoup pour ce retour au début de ce qui est aujourd'hui un grenier où le Roland dépose ses quelques mannequins, tableaux ridicules, lumières vertes et autres antiquités de chez Heimo... Il est pitoyable ce Roland...

    20 Re: Le train fantôme aux origines
le Mar 19 Fév 2008 - 15:43

Athena


N'oublie pas les dessins de sorcières de ses petits enfants Wink.

    21 Re: Le train fantôme aux origines
le Mar 19 Fév 2008 - 16:43

superordi


Tu peux aussi ajouter cette vidéo : http://youtube.com/watch?v=bbfvJOcFJbE

    22 Re: Le train fantôme aux origines
le Mer 20 Fév 2008 - 19:09

Geisterschloss forever


Merci à tous pour vos commentaires et votre intérêt. Ca me fait vraiment très plaisir!

Superordi, j'ai intégré la vidéo au passage correspondant. Je l'avais laissé de côté parcequ'on entendait la réplique sur les autres vidéos, mais je reconnais que ça évite de chercher trop longtemps. Merci de me l'avoir signalé.

    23 Re: Le train fantôme aux origines
le Ven 29 Fév 2008 - 15:39

juan markos


hello you!

je suis vraiment épaté!
tout nouveau ici, je viens de découvrir ton sujet, et ca me rapelle beaucoup de souvenirs de mon enfance à moi aussi!
par contre, jamais je n'aurais pu restituer ces souvenirs avec qualité! tu as vraiment une sacrée mémoire!...
il ya des choses dont tu as parlé que j'avais complétement zappé! ce chateau est mythique et je suis toujours aussi heureux de m'y rendre! ce sont des odeurs, des traversées avec les petites amies de l'époque, et ensuite une petite collation, ou alors on emballait dans le ciao bambini!!! mais chut...
j'espere qu'un jour tout cela sera amélioré, meme si l'esprit y demeurera toujours! d'ailleurs, je serais surpris de voir où en sont les derniers progrès dans le domaine des automates et autres...

merci encore en tout cas, tu es une lumière vivante!!!

    24 Re: Le train fantôme aux origines
le Lun 3 Mar 2008 - 16:51

Warrik


juan markos a écrit:hello you!

Je serais surpris de voir où en sont les derniers progrès dans le domaine des automates et autres...


Eh ben (même que t'es anti), va faire un tour un Disney, tu verras ce qu'est un vrai animatronique, par-exemple dans POTC.
C'est pas du Heimo pshiiit pshiiiiiiiiiit.

    25 Re: Le train fantôme aux origines
le Ven 7 Mar 2008 - 18:34

Athena


Oui, mais va dans PM et là, même si ça ne pshiiit pshiiit pas, on est dans une qualité moindre d'automates. C'est bien moins saccadé qu'à EP, mais il y en a certains très bons et qu'on retient bien. Néanmoins, ils ne sont pas tous exceptionnels (pour POTC, je dis rien, je suis d'acc avec toi.)

    26 Re: Le train fantôme aux origines
Aujourd'hui à 2:21

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