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    1 Stephane Bulcourt
le Sam 6 Oct 2007 - 14:27

morgan-fan-ep


Suite à l'article paru dans le journal l'alsace la rédaction propose un sondage sur "l'alsacien de la semaine" dont figure stephane.

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Une journée avec... Stéphane, « bouffon » d'Europa Park
C'est l'une des figures emblématiques du parc d'attractions de Rust. Le boulot de Stéphane Bulcourt est de faire rire des gens heureux.
10 h 30.- La caravane est installée sous l'immense antenne satellite d'Europa Park. « Je l'ai achetée aux Bouglione », raconte Stéphane : « Je voulais être artiste comme eux. C'était une façon de me mettre dans le personnage ». C'est là qu'il vit avec sa femme et son fils Gabin, quatre ans, dont le terrain de jeux est rien de moins que l'un des plus grands parcs d'attraction au monde. Stéphane Bulcourt, une boule d'humanité : 1,53 m pour 70 kilos. « Quand j'étais jockey, j'en pesais trente de moins ! » C'était une autre vie, il y a une quinzaine d'années. « De 14 à 24 ans, je n'ai pas quitté le monde des courses. Je ne connaissais que les chevaux, les mauvaises soirées et les femmes... » Il est arrivé une soixantaine de fois en tête au poteau d'arrivée. Jusqu'à une chute, terrible, des fractures en pagaille. À l'époque, en 1994, cet enfant des Ardennes habite Hoerth. On lui propose un poste de palefrenier à Europa Park. « Je le suis resté pendant quatre ans. Et puis, ils cherchaient un comique... et ils m'ont trouvé ! »
11 h.- Le « comique » est dans les coulisses de l'arène espagnole, où le souffle de 14 chevaux réchauffe ce frisquet matin de fin d'été. « Stéphane, c'est notre star ! » annonce Laurent, responsable des cascadeurs.« Son intervention est très importante dans le show : c'est une bouffée de fraîcheur. On ne peut pas proposer que de l'action ». Stéphane est devenu l'une des trois figures emblématiques du parc, avec la souris et Charlot, interprété depuis 20 ans par un Suisse romand, Albert Deparis. Modeste, la « star » reporte l'attention sur son cheval, Cura : « Il est hors norme. C'est mon prof d'improvisation. Des fois, il me dit non du museau... »
11 h 30.- Le spectacle commence. C'est La quête du Graal : quarante minutes d'acrobaties et d'affrontement entre le gentil prince et le méchant chevalier. Stéphane galope dans une armure en caoutchouc. Il décoche des coups de poings et des « Ich bin chevalier ! », des « Katastrophe ! » avec un furieux accent français. Son épée s'escrime sur le chevalier noir : elle se brise mais l'autre ne bouge pas ; alors, le bouffon le regarde dans les yeux, s'écrie « Ich liebe dich », l'embrasse sur la bouche et s'enfuit... Les rires l'accompagnent. « Je me suis inspiré des cartoons et de Tati », commente Stéphane après coup. « C'est du boulot, hein ? Les gens croient qu'on s'amuse... »
12 h.- Bouchées à la reine à la cantine. Stéphane a gardé son maquillage, face peinte en blanc avec des points rouges sur les joues et le bout du nez, une mèche perchée en haut d'un crâne rasé. Moment de repos, pendant lequel le clown s'offre un brin de mélancolie.
14 h.- « Katastrophe ! » C'est reparti au galop dans l'arène. Le spectacle sera redonné une troisième fois, à 16 h. Mais Stéphane ne fait pas que ça. Il joue deux autres rôles, lors de soirées à thèmes : celui d'un aide cuistot et du mécano Maurice, « sale, grossier » et drôle, évidemment. Il travaille ainsi une dizaine de soirs par mois et ne prend que deux jours de congés tous les quinze jours.
17 h.- Retour à la caravane. Stéphane rend visite à Oscar, son cheval miniature, et à Nicole, une poule qu'il a réussi à dresser ; il traficote dans sa vieille 4L, qui se déglingue sur commande sous les assauts crasseux de Maurice ; il fignole une maquette de bateau en balsa pour Gabin ; bref, il exploite tous ses talents.
Et il songe parfois à la vie loin des cris des Grands-Huits. « J'ai une maison vers Niederbronn. J'y vais dès que je peux. Ici, on est dans un monde irréel, protégé. Quand on en sort, c'est pas toujours facile. Mais je dois faire attention à ne pas me laisser déconnecter de la réalité... »


Article paru le vendredi 28 septembre dans le journal l'Alsace.

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